Microcrédit, entre performance des institutions de microfinance et risque de crédit

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Le manque de garantie suffisante de remboursement de crédit qui caractérise une catégorie démunie de la population marocaine a justifié son orientation vers le secteur de la microfinance vu son efficacité dans la lutte contre la pauvreté et sa contribution à l’autonomisation des personnes économiquement faibles grâce à des ressources financières qui leur permettent de développer des activités génératrices de revenus et d’améliorer leurs conditions de vie.

Constat :  face à l’analphabétisme, le faible niveau d’éducation d’une partie importante des emprunteurs potentiels, le manque de garantie matérielle, Les institutions de micro-crédit se trouvent confrontés au risque de crédit, ce dernier doit être géré d’une manière efficace afin de maintenir la confiance et d’en assurer la pérennité.

La performance de la plupart des institutions de Microfinance consiste en leur réussite à faire un suivi régulier pour limiter le retard de remboursement des prêts accordés et réaliser des taux de remboursement des microcrédits qui dépassent dans beaucoup des cas le taux de remboursement des banques classiques bien que celles-ci opèrent avec des clients moins risqués que les catégories démunies.

A chaque demande de prêt et afin d’éliminer les clients insolvables la vérification du système de centrale de risque est d’une grande nécessité, Les agents de crédit font des visites au lieu du travail des clients pour contrôler et suivre leurs activités, Les institutions de micro finance appliquent des taux élevés afin de couvrir leurs coûts administratifs, le coût du capital ainsi que les pertes sur créances.

Pour la quantification du niveau de risque des emprunteurs, les institutions de micro finance se basent sur un système de crédit scoring permettant de regrouper toutes les informations nécessaires (données personnelles, activité exercée, rentabilité et viabilité de leurs projets…) et attribuer une note pour chaque client afin de mesurer sa solvabilité.

Face à la problématique de non-remboursement des prêts, les institutions de microfinance s’orientent vers une politique basée sur la solidarité et l’efficacité à travers l’accompagnement des clients dans leur projet pour évaluer leurs besoins financiers.

Siham LOTFI, Doctorante et chercheur en Sciences économiques à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Casablanca,

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